Chute de cheveux chez la femme : causes, symptômes et solutions

Mise à jour le , approuvé par nos experts médicaux DUCRAY.

Commençons par un fait rassurant : perdre ses cheveux, c’est normal ! Chaque jour, une partie de nos cheveux arrive en fin de cycle et tombe pour être remplacée.   

Mais la question se pose quand cette chute de cheveux semble plus importante que d’habitude… Il y a beaucoup plus de cheveux sur la brosse ? La queue de cheval paraît moins épaisse ?  

En fait, la chute de cheveux chez la femme est fréquente et souvent multifactorielle. Alors, comment savoir si la perte de cheveux est encore normale ou s’il faut commencer à s’en préoccuper ? À partir de quand faut-il s’inquiéter ? Quelles en sont les causes et les solutions ?   

Voici nos réponses pour vous aider à y voir plus clair et savoir quoi faire.

En résumé :  

  • Une chute de cheveux est tout à fait normale tant qu’elle reste ponctuelle et sans perte de volume. 
  • La cause la plus fréquente d’une chute de cheveux chez la femme est un effluvium télogène (chute diffuse qui se manifeste 2 à 3 mois après un stress, une maladie ou un accouchement).
  • Si les cheveux deviennent progressivement plus fins et moins denses, il peut s’agir d’une alopécie féminine. 
  • Consultez votre médecin pour une prise en charge précoce (il existe des traitements médicamenteux pour la chute des cheveux) et pour vérifier d’éventuelles carences (notamment le fer en cas de fatigue ou de règles abondantes).  
  • Le stress, les variations hormonales (perte de cheveux après la grossesse, chute de cheveux à la ménopause) et certains traitements peuvent aussi déclencher ou aggraver la chute de cheveux.  
  • Il n’existe pas de protocole unique : le traitement dépend toujours de la cause.  
     

Comprendre la chute de cheveux chez la femme 

La chute de cheveux chez la femme est le plus souvent liée à un dérèglement du cycle de vie du cheveu.  

Pour comprendre ce qui se passe, il faut d’abord avoir en tête le fonctionnement normal. Chaque cheveu évolue de façon indépendante selon un cycle en 3 phases(1) :

  1. La phase de croissance (anagène) : le cheveu pousse pendant plusieurs années (entre 2 et 8 ans). 
  2. La phase de transition (catagène) :  la croissance du cheveu s’arrête sur une courte période (2 à 3 semaines). 
  3. La phase de repos (télogène) : le cheveu reste en place pendant environ 2 à 3 mois. Puis il tombe et est remplacé par un nouveau (phase exogène).   

En temps normal, environ 85 à 90 % des cheveux sont en phase de croissance tandis que 10 à 15 % seulement sont en phase de repos, prêts à tomber(1). Une très faible proportion est en phase de transition (catagène). Et comme ces cycles sont décalés d’un cheveu à l’autre, les chutes de cheveu se font progressivement et passent heureusement inaperçues.  

Le problème de chute de cheveux chez la femme apparaît lorsque cet équilibre se modifie.   

Voici 3 contextes possibles(2) :

  1.  Trop de cheveux tombent en même temps : après un stress, une fatigue, une maladie ou un accouchement, un grand nombre de cheveux passe en phase de repos au même moment. Ils tombent quelques semaines plus tard. C’est ce qu’on appelle un effluvium télogène. « Beaucoup de patientes pensent perdre leurs cheveux d’un coup, alors que la chute est souvent la conséquence d’un événement survenu plusieurs semaines auparavant » expliquent les dermatologues. La bonne nouvelle, c’est que cette forme de chute est réversible lorsque le cycle du cheveu se rééquilibre. 
  2. Les cheveux repoussent moins bien : ici, c’est plus progressif. Les cheveux deviennent plus fins, poussent moins longtemps et la densité diminue petit à petit. « Je vois mon cuir chevelu quand je me coiffe, ça ne m’était jamais arrivé avant !» explique une patiente à son dermatologue. Il s’agit en général d’une alopécie féminine.  
  3.  Le follicule pileux est perturbé ou mis à l’arrêt : « J’ai vu apparaître une zone sans cheveux » témoigne une autre patiente. Cela peut correspondre à une pelade, à certains traitements ou à des maladies du cuir chevelu. 

Le mot de l’expert

« Beaucoup de patientes pensent perdre leurs cheveux d’un coup, alors que la chute est souvent la conséquence d’un événement survenu plusieurs semaines auparavant »

Docteur Valérie MENGEAUD

Directrice médicale DUCRAY

Chute de cheveux anormale chez la femme

Quand la chute de cheveux devient-elle anormale ? 

Une chute de cheveux chez la femme devient anormale quand elle s’accompagne des symptômes visibles comme :  

  1. Une chute plus abondante que d’habitude : on retrouve nettement plus de cheveux dans la douche, sur la brosse, sur l’oreiller, sur les vêtements, au sol…  
  2. Une chute qui dure depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois.  
  3. Une perte de volume ou de densité : les cheveux semblent moins épais, la raie semble s’élargir avec un cuir chevelu plus visible.  

Le mot de l’expert

« La plupart du temps, il n’y a rien de grave. Mais quand la chute de cheveux semble inhabituelle, mieux vaut faire le point : cela permet souvent de comprendre ce qui se passe et surtout de proposer un traitement ciblé ! »

Lionel ALIES

Chargé d’évaluation clinique

Différence entre chute occasionnelle, chronique et alopécie féminine 

Principalement 2 éléments peuvent aider à faire la différence entre chute occasionnelle, chronique et alopécie féminine :   

  1. La façon dont la chute de cheveu apparaît : rapide ou lente, passagère ou durable. L’aspect de la chevelure : autrement dit le volume et la densité des cheveux.  

Voici un tableau récapitulant les principales différences entre les 3 grands types de chute de cheveux chez la femme(2)

Type de chute de cheveux

Signes visibles

Durée & Evolution


Chute occasionnelle (effluvium télogène aigu)

Chute importante, souvent par poignées après un événement (accouchement, stress, maladie…).
Quelques semaines à moins de 6 mois. 
Retour à la normale progressif. 

Chute chronique (effluvium télogène chronique)

Impression de perdre beaucoup de cheveux mais volume global encore conservé.

Supérieur ou égal à 6 mois.

Alopécie féminine  

Cheveux plus fins, raie qui s’élargit avec cuir chevelu plus visible.
Durée et évolution lente avec diminution durable du volume. 


En comparaison, la chute de cheveux masculine suit quant à elle un schéma bien établi : les cheveux tombent du front au sommet de la tête. On parle d’alopécie chez l’homme. Son origine est majoritairement héréditaire(3).  

Quelles sont les causes de la chute de cheveux chez la femme ? 

La chute de cheveux chez la femme peut avoir plusieurs causes : hormonales, nutritionnelles, liée au stress ou à certaines maladies, génétique... Et le plus souvent, plusieurs de ces facteurs s’additionnent(4) : déséquilibre hormonal, carences, stress, terrain médical.

Pour comprendre pourquoi, il faut revenir au rôle du follicule pileux. À la racine de chaque cheveu se trouve cette structure vivante, implantée dans le cuir chevelu, que l’on peut comparer à un petit organe. Le follicule produit le cheveu, mais surtout il décide quand il pousse, pendant combien de temps et quand il s’arrête. 

Le follicule fonctionne grâce à une activité cellulaire très active, influencée par les hormones, l’alimentation et l’environnement. Quand tout est équilibré, le cheveu pousse normalement. 

Mais si cet équilibre se dérègle, le cycle se modifie : les cheveux poussent moins longtemps, deviennent plus fins ou passent plus vite en phase de chute. Résultat final : ils tombent davantage ou repoussent moins bien. 

Causes hormonales et génétiques 

Quand il s’agit de causes hormonales, on parle de chute de cheveux liée aux hormones. Car, oui, les hormones influencent directement le fonctionnement du follicule pileux(5) ! Certaines situations sont particulièrement parlantes :  

  • Après un accouchement : la chute de cheveux peut être particulièrement impressionnante. Elle est liée à la baisse naturelle des hormones féminines après la grossesse, ce qui modifie temporairement le cycle du cheveu (le temps que l’équilibre hormonal se réinstalle).  
  • À la ménopause(6) : la baisse progressive des hormones féminines peut rendre les cheveux plus fins et moins denses avec le temps. Il existe aujourd’hui différentes solutions pour accompagner cette période et aider à préserver la qualité des cheveux.
  • En cas de déséquilibre hormonal (SOPK, excès d’androgènes…) : certaines hormones, comme la DHT (forme active de la testostérone) peuvent fragiliser le follicule chez certaines femmes. Les cheveux repoussent alors plus fins, plus courts. Cela peut conduire à la forme progressive appelée alopécie féminine
  • En cas de trouble de la thyroïde : quand la thyroïde fonctionne mal, le cycle du cheveu ralentit ou se dérègle. La chute est alors souvent diffuse.  

Bien sûr, le terrain génétique(3) entre aussi en jeu et détermine notamment la sensibilité du follicule à ces variations hormonales. Ce qui explique pourquoi certaines femmes sont plus concernées que d’autres. 

Carences en fer, zinc, vitamines B12, D et C

Le follicule pileux est une structure très active qui a besoin d’oxygène, d’énergie et de nutriments pour bien fonctionner(7). Donc si certains apports sont insuffisants, le cycle du cheveu peut être perturbé.  

Le cas le plus fréquent et le plus documenté chez la femme est le lien entre la carence en fer(8) et la chute de cheveux (même s’il n’est pas systématique). Quand les réserves en fer baissent (par exemple en cas de règles abondantes, de fatigue chronique, de carence alimentaires), les cheveux peuvent devenir plus fragiles et tomber davantage : dans ce cas, le fait d’identifier l’origine de la chute, avec l’aide d’un professionnel de santé, permet déjà d’améliorer la situation.  

D’autres nutriments peuvent aussi intervenir. On peut citer notamment(8) :  

  • la vitamine D impliquée dans le fonctionnement du follicule.  
  • les vitamines du groupe B nécessaires au renouvellement cellulaire.  
  • le zinc impliqué dans la synthèse de la kératine. 
  • La vitamine C qui joue un rôle indirect en facilitant l’absorption du fer. 

Ceci étant dit, le bon réflexe n’est pourtant pas de prendre des compléments au cas où mais plutôt de vérifier s’il existe réellement une carence et un lien établi avec la chute de cheveux. Cela permet de choisir une prise en charge plus adaptée et plus utile. Un bilan médical peut notamment aider à repérer un manque en fer, en vitamine D ou en certains nutriments et à éviter des supplémentations inutiles ou mal adaptées. 

Causes de la chute de cheveux chez la femme
Chute de cheveux post partum

Stress, fatigue, post-partum et facteurs environnementaux

Le stress, la fatigue ou des facteurs environnementaux peuvent perturber le cycle du cheveu :   

  • le stress active des hormones comme le cortisol (hormone du stress) qui peuvent mettre en pause, en quelque sorte, la pousse des cheveux.   
  • en parallèle, un stress cellulaire (dit stress oxydatif(9)) peut fragiliser le follicule et altérer la qualité du cheveu.   

Une chute de cheveux liée au stress, tout comme celle liée aux hormones, n’apparaît généralement pas immédiatement. Les cheveux commencent souvent à tomber plusieurs semaines après l’événement déclencheur, parfois même quand le stress semble déjà « derrière soi ». Cette réaction, bien connue des dermatologues, est fréquente après une période éprouvante. Même si la chute peut être impressionnante, elle est le plus souvent transitoire, le temps que le cycle du cheveu retrouve progressivement son rythme. 
 

Ménopause, pilule, médicaments et terrain médical

La chute des cheveux à la ménopause est liée à la baisse des œstrogènes (hormones qui soutiennent la croissance du cheveu) car cela vient modifier l’équilibre avec les androgènes. Ce phénomène est fréquent mais son intensité varie selon les personnes.   

De la même manière, le changement ou l’arrêt d’une pilule peuvent entraîner un déséquilibre temporaire, avec une chute de cheveux quelques semaines à quelques mois plus tard (aussi appelé effluvium télogène).  

Certains traitements médicamenteux peuvent aussi être en cause. Parmi les plus connus : les chimiothérapies. 

Perte de cheveux femme : quels symptômes et quels signaux d’alerte ? 

L’idée est surtout de reconnaître les situations les plus fréquentes, de comprendre ce qui est normal et de savoir quand il peut être utile de demander l’avis médical.  

Perte de volume, cheveux fins, chute diffuse ou par poignées

La perte de volume des cheveux s’explique généralement par 2 phénomènes : les cheveux deviennent plus fins et/ou ils sont moins nombreux. Cela peut se remarquer progressivement :  

  • la queue de cheval paraît plus épaisse (l’élastique tient moins bien). 
  • la raie devient plus visible quand on sépare les cheveux.   

Dans l’alopécie féminine, l’évolution est lente et progressive, avec un éclaircissement diffus au sommet du crâne et une raie qui devient plus visible quand on sépare les cheveux, parfois avec un aspect en « arbre de Noël » (10), c’est-à-dire une raie plus large au niveau du front et plus fine en remontant vers l’arrière du crâne. 

Ces symptômes peuvent être déstabilisants, mais ils évoluent progressivement, ce qui laisse le temps de consulter et d’agir sur les causes.  

Dans l’effluvium télogène, les cheveux tombent en quantité importante, parfois par poignées, notamment lors du lavage ou du brossage. Cette chute est dite diffuse car elle concerne l’ensemble du cuir chevelu. Elle est aussi qualifiée de réactionnelle car elle survient avec un décalage de quelques semaines à quelques mois après un événement déclencheur (stress, maladie, accouchement…). Cette situation est bien connue des dermatologues : c’est fréquent mais cela reste temporaire, le temps que le cycle du cheveu soit à nouveau équilibré. 

Perte de cheveux chez la femme

Quand consulter un dermatologue ou un professionnel de santé ? 

Il est recommandé de demander un avis médical en cas de :  

  • chute de cheveux importante ou qui s’aggrave rapidement.  
  • apparition de zones sans cheveux.  
  • perte de volume progressive avec raie qui s’élargit.  
  • démangeaisons, douleurs, rougeurs ou croûtes du cuir chevelu.  
  • atteinte des sourcils ou des cils.  
  • signes associés comme une fatigue importante, une perte de poids ou des troubles hormonaux.

Dans beaucoup de situations, quelques questions et un examen du cuir chevelu permettent déjà d’orienter le diagnostic et de rassurer sur l’évolution.

Quel diagnostic en cas de chute de cheveux chez la femme ? 

On distingue 2 grands types de diagnostic en cas de chute de cheveux chez la femme : 

  • les alopécies non cicatricielles : le follicule (la racine du cheveu) reste intact et la repousse est possible.  
  • les alopécies cicatricielles : le follicule est détruit et la perte de cheveux est définitive.   

Dans la majorité des cas, il s’agit de formes non cicatricielles :   

  • un effluvium télogène (le plus souvent) : chute de cheveux survenant quelques semaines après un stress, une maladie, un accouchement, une fatigue importante, des variations hormonales…  
  • une alopécie féminine (androgénétique) : perte de densité surtout au niveau de la raie.  

Questions posées en consultation 

Les questions posées en consultation doivent permettre au médecin de comprendre les causes de la chute de cheveux(2) :  

  • Quand est-ce que ça a commencé ?  
  • Comment ça se manifeste au quotidien ? Perte de volume progressive ? Cheveux qui tombent en grande quantité ? Zones plus dégarnies ?  
  • Qu’est-ce qui s’est passé dans les mois précédents ? Un accouchement, une infection, une opération, un stress important…  
  • Y a-t-il un contexte hormonal particulier ? Règles irrégulières, acné, pilosité inhabituelle, ménopause… Ces éléments peuvent orienter vers une chute de cheveux liée aux hormones.  
  • Et du côté de la fatigue ou de l’alimentation ? Fatigue persistante, régime, règles abondantes… Cela peut amener à vérifier des liens possibles entre carence en fer et chute de cheveux. 
  • Y a-t-il des antécédents dans la famille ?  
  • Y a-t-il une routine de soin particulière ?   

Très souvent, rien qu’avec ces éléments, le médecin peut déjà établir des pistes de diagnostic.  

Examens médicaux et bilan sanguin selon les causes suspectées 

Ensuite, le médecin examine le cuir chevelu. Il observe notamment(2) :  

  • la façon dont la chute est répartie.  
  • la densité des cheveux.  
  • l’état du cuir chevelu (normal ou inflammatoire).   

Dans certains cas, une observation plus précise à la loupe (trichoscopie) peut être proposée pour analyser le follicule(2).  

Contrairement à ce que l’on pense souvent, les prises de sang pour un bilan nutritionnel, thyroïdien ou hormonal ne sont pas systématiques. Elles sont prescrites uniquement si le contexte le justifie.   

Quand la situation est atypique ou ne s’explique pas facilement, des examens plus poussés peuvent être proposés :  

  • observation approfondie du cuir chevelu. 
  • comptage des cheveux.
  • plus rarement, une biopsie. 
Traitements contre la perte de cheveux chez la femme

Quels traitements et soins contre la perte de cheveux femme ?

Les traitements et soins contre la chute de cheveux chez la femme dépend avant tout de sa cause. Dans la majorité des cas, la prise en charge combine plusieurs approches : traitement médical si nécessaire, correction des carences et adaptation des soins.

Traitements médicaux et encadrement dermatologique 

Même si les traitements médicaux de la chute de cheveux demandent du temps et un suivi régulier, il existe aujourd’hui plusieurs solutions pour agir sur la chute de cheveux et la densité.  

Le traitement le plus utilisé en première intention est le minoxidil local, appliqué directement sur le cuir chevelu. D’autres traitements peuvent parfois être proposés par le dermatologue selon le profil, le contexte hormonal ou le type de chute de cheveux.  

Dans tous les cas, le choix du traitement(11) dépend de nombreux facteurs (âge, contexte hormonal, antécédents, type de chute…) et nécessite un avis médical personnalisé.  

Certaines techniques peuvent également être proposées en complément(11)

Technique ObjectifRemarques 
PRP (plasma riche en plaquettes) Stimuler le follicule grâce à des facteurs de croissance. Peut améliorer la densité dans certains cas avec résultats variables selon les études. 
MicroneedlingStimuler le cuir chevelu et améliorer la pénétration des actifs. Intérêt surtout en association avec d’autres traitements. 
Laser basse énergie  Stimuler la croissance du cheveu. Résultats variables et encore discutés. 
Greffe capillaire Réimplanter des follicules dans les zones clairsemées. Option dans des formes stabilisées et bien sélectionnées. 
Solutions de camouflage Améliorer rapidement l’aspect visuel. en complément des traitements. 


Là aussi, ces traitements ne sont pas indiqués dans toutes les situations. Leur choix dépend du type de chute, de son évolution et du profil de chaque femme.  

Soins capillaires, compléments alimentaires et routine antichute 

En parallèle des traitements médicaux, l’objectif est surtout d’aider les cheveux à retrouver un contexte plus favorable à leur croissance.  

Veillez à apporter la juste dose de nutriments et vitamines via une alimentation équilibrée et une supplémentation adaptée en cas de carence confirmée, dans le cadre de votre suivi médical. 

Gestes du quotidien pour limiter la chute 

Certains gestes simples peuvent aider à limiter la chute de cheveux :  

  • éviter les coiffures trop serrées.  
  • éviter l’utilisation d’appareils chauffants type fer à lisser, fer à boucler et brosse chauffante. Le bon réflexe est de stopper leur usage, ou a minima, d’espacer leur utilisation.  

Cas particuliers à connaître 

Il y a quelques cas particuliers qui peuvent engendrer des chutes de cheveux chez la femme. Les connaissez-vous ?   

Alopécie de traction 

Les coiffures trop serrées (tresses, queues de cheval tirées, extensions…) peuvent, à la longue, fragiliser la racine du cheveu. On parle alors d’alopécie de traction.  

Le signe le plus fréquent est une perte de cheveux au niveau des tempes ou du front, avec parfois une fine ligne de cheveux restante en bordure.  

Contrairement à une chute hormonale, il s’agit ici d’un mécanisme mécanique lié à la répétition des tractions. Au début, la chute est réversible si l’on relâche la tension. Mais si les coiffures serrées persistent, le follicule peut s’abîmer et la perte de cheveux peut devenir définitive.  

Ce type de chute est plus fréquent chez les cheveux crépus ou texturés, souvent plus exposés à ces pratiques et peut être aggravé par les traitements chimiques. 

Perte de cheveux liée aux traitements anticancéreux 

La chute de cheveux liée aux traitements anticancéreux est en général rapide et marquée. 

Ces traitements ciblent les cellules qui se divisent vite, comme celles du follicule pileux.  Dans la majorité des cas, la repousse est possible après l’arrêt du traitement mais elle peut être lente et différente (texture, densité, couleur).  

Pelade et autres formes d’alopécie à ne pas confondre 

La pelade se manifeste par l’apparition soudaine de zones sans cheveux, bien délimitées, sur un cuir chevelu d’aspect normal (sans rougeur ni cicatrice). Il s’agit d’une maladie auto-immune : le système immunitaire bloque temporairement le fonctionnement du follicule. Elle peut aussi toucher les sourcils, les cils ou d’autres zones. Son évolution est imprévisible : les cheveux peuvent repousser spontanément puis tomber à nouveau. Un examen du cuir chevelu permet de confirmer le diagnostic.  

D’autres causes peuvent aussi créer une forme d’alopécie. On peut citer notamment :  

  • la trichotillomanie (arrachage répété des cheveux, souvent inconscient, avec des zones irrégulières). 
  • certaines infections du cuir chevelu (comme la teigne). 

 

Retrouver confiance face à la chute de cheveux

Retrouver confiance passe d’abord par 2 choses concrètes : comprendre ce qui se passe et agir sur ce qui est contrôlable.  

Impact émotionnel et psychologique 

La perte de cheveux est rarement vécue comme un simple détail : elle a un impact réel, même lorsqu’elle est modérée. Beaucoup de femmes expriment avoir moins d’aisance dans certaines situations, une attention accrue à leur coiffure, ou cette habitude de vérifier presque machinalement ce que les autres peuvent voir.   

« Ce n’est pas seulement une question d’apparence. C’est aussi la peur que ça s’aggrave et l’impression de ne pas avoir de solution » témoigne une patiente. C’est une réaction normale. Les études montrent que la perte de cheveux peut affecter l’estime de soi et augmenter l’anxiété(12). Et cela ne dépend pas toujours de la quantité de cheveux perdus. La perception joue un rôle tout aussi important.  

« Et pourtant, beaucoup de femmes retrouvent progressivement des repères dès qu’elles comprennent l’origine de la chute et savent comment agir. » précise le dermatologue. 

Conseils de réassurance et accompagnement au quotidien 

Certaines actions peuvent aider à améliorer la situation :   

  • Dès le départ, adaptez votre routine capillaire. L’utilisation de soins densifiants aide à gainer la fibre et à redonner de la tenue aux cheveux, ce qui améliore rapidement le volume et le rendu au coiffage. Cela ne traite pas la cause mais ça permet déjà de se sentir plus à l’aise au quotidien.  
  • En parallèle, mettez en place une routine de soin capillaire adaptée à la chute de cheveux. Des soins appliqués directement sur le cuir chevelu peuvent soutenir le fonctionnement du follicule et accompagner le cycle du cheveu. L’efficacité repose surtout sur la régularité et la durée d’utilisation car les effets sont progressifs.  
  • Au quotidien, n’oubliez pas non plus que certains gestes permettent aussi de limiter l’aggravation : évitez les coiffures trop serrées, réduisez l’usage des appareils chauffants et manipulez les cheveux avec plus de douceur.  

Les résultats prennent du temps car le cheveu pousse lentement. Mais avec une prise en charge adaptée, il est souvent possible de freiner la chute, de retrouver des cheveux de meilleure qualité et de se sentir progressivement plus sereine ! 
 

Sources : 

(1) Cuevas-Diaz Duran, R., Martinez-Ledesma, E., Garcia-Garcia, M., Bajo Gauzin, D., Sarro-Ramírez, A., Gonzalez-Carrillo, C., Rodríguez-Sardin, D., Fuentes, A., & Cardenas-Lopez, A. (2024). The Biology and Genomics of Human Hair Follicles: A Focus on Androgenetic Alopecia. International journal of molecular sciences, 25(5), 2542. https://doi.org/10.3390/ijms25052542

(2) Dakkak, M., Forde, K. M., & Lanney, H. (2024). Hair Loss: Diagnosis and Treatment. American family physician, 110(3), 243–250. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39283847/

(3) Ho, C. Y., Chen, J. Y., Hsu, W. L., Yu, S., Chen, W. C., Chiu, S. H., Yang, H. R., Lin, S. Y., & Wu, C. Y. (2023). Female Pattern Hair Loss: An Overview with Focus on the Genetics. Genes, 14(7), 1326. https://doi.org/10.3390/genes14071326

(4) Sadick, N., & Arruda, S. (2021). Understanding Causes of Hair Loss in Women. Dermatologic clinics, 39(3), 371–374. https://doi.org/10.1016/j.det.2021.03.002

(5) Owecka, B., Tomaszewska, A., Dobrzeniecki, K., & Owecki, M. (2024). The Hormonal Background of Hair Loss in Non-Scarring Alopecias. Biomedicines, 12(3), 513. https://doi.org/10.3390/biomedicines12030513

(6) Gupta, A. K., Economopoulos, V., Mann, A., Wang, T., & Mirmirani, P. (2025). Menopause and hair loss in women: Exploring the hormonal transition. Maturitas, 198, 108378. https://doi.org/10.1016/j.maturitas.2025.108378

(7) Gokce, N., Basgoz, N., Kenanoglu, S., Akalin, H., Ozkul, Y., Ergoren, M. C., Beccari, T., Bertelli, M., & Dundar, M. (2022). An overview of the genetic aspects of hair loss and its connection with nutrition. Journal of preventive medicine and hygiene, 63(2 Suppl 3), E228–E238. https://doi.org/10.15167/2421-4248/jpmh2022.63.2S3.2765

(8) Almohanna, H. M., Ahmed, A. A., Tsatalis, J. P., & Tosti, A. (2019). The Role of Vitamins and Minerals in Hair Loss: A Review. Dermatology and therapy, 9(1), 51–70. https://doi.org/10.1007/s13555-018-0278-6 

(9) Du, F., Li, J., Zhang, S., Zeng, X., Nie, J., & Li, Z. (2024). Oxidative stress in hair follicle development and hair growth: Signalling pathways, intervening mechanisms and potential of natural antioxidants. Journal of cellular and molecular medicine, 28(12), e18486. https://doi.org/10.1111/jcmm.18486 

(10) Ramos, P. M., & Miot, H. A. (2015). Female Pattern Hair Loss: a clinical and pathophysiological review. Anais brasileiros de dermatologia, 90(4), 529–543. https://doi.org/10.1590/abd1806-4841.20153370

(11) Müller Ramos, P., Melo, D. F., Radwanski, H., de Almeida, R. F. C., & Miot, H. A. (2023). Female-pattern hair loss: therapeutic update. Anais brasileiros de dermatologia, 98(4), 506–519. https://doi.org/10.1016/j.abd.2022.09.006

(12) Aukerman, E. L., & Jafferany, M. (2023). The psychological consequences of androgenetic alopecia: A systematic review. Journal of cosmetic dermatology, 22(1), 89–95. https://doi.org/10.1111/jocd.14983
 

Nos questions fréquentes

On ne s’inquiète pas pour quelques cheveux sur la brosse. En revanche, quand la chute devient inhabituelle ou semble s’installer, il est préférable de demander l’avis d’un professionnel de santé. Dans la majorité des cas, les causes sont fréquentes et peuvent être identifiées. Voici 3 signes qui doivent attirer l’attention :   

  1. Ça dure : au-delà de 6 à 8 semaines et surtout si ça continue.  
  2. Ça se voit petit à petit : la raie s’élargit, le volume des cheveux diminue.  
  3. Il y a autre chose : fatigue, règles irrégulières, chute après stress ou maladie, démangeaisons ou plaques.  

La carence la plus souvent associée à une perte de cheveux est le manque de fer(8). D’autres nutriments comme le zinc, la vitamine D ou les vitamines B peuvent aussi jouer un rôle. Un bilan sanguin réalisé avec un professionnel de santé permet de vérifier s’il existe réellement une carence ou un déficit et d’orienter la prise en charge de façon plus adaptée. Il est également important de garder en tête que la chute de cheveux est souvent liée à plusieurs facteurs associés : en identifiant et en agissant sur différents leviers, on permet d’améliorer progressivement la situation.  

 

Pour aider à stopper la chute des cheveux chez la femme, 3 leviers peuvent faire la différence :  

  1. Identifiez l’origine (stress, variations hormonales, carence en fer…) avec l’aide d’un professionnel de santé.
  2. Mettez en place un traitement adapté, médical ou dermo-cosmétique, selon le diagnostic.
  3. Agissez sur les facteurs associés (fatigue, alimentation, routine capillaire) pour soutenir le cycle du cheveu. 

La chute de cheveux chez la femme est le plus souvent liée à plusieurs facteurs associés qui peuvent être :   

  • Des causes hormonales (alopécie féminine, ménopause, SOPK, troubles thyroïdiens). 
  • Des carences nutritionnelles (surtout une carence en fer, très fréquente. 
  • Du stress ou des événements récents (accouchement, maladie, fatigue importante). 
  • Des facteurs mécaniques (coiffures serrées, chaleur, produits agressifs). 
  • Des maladies ou des traitements médicaux (maladies auto-immunes, certains médicaments, chimiothérapie). 

La chute de cheveux saisonnière est temporaire et réversible alors qu’une vraie alopécie correspond à une perte progressive et durable des cheveux.  

Voici un tableau résumant les principales différences à connaître :   

Chute saisonnière (effluvium) 

Vraie alopécie (alopécie féminine) 

Chute brutale et abondante (en poignées) 

Perte progressive 

Dure quelques semaines à quelques mois 

Évolue sur plusieurs mois ou années 

Volume global conservé 

Volume qui diminue 

Cuir chevelu non visible 

Raie qui s’élargit, cheveux plus fins 

Repousse spontanée 

Ne s’améliore pas sans traitement 

Une amélioration visible demande souvent 6 à 12 mois ou plus car le cheveu pousse lentement (environ 1 cm par mois), les traitements mettent du temps à agir et la repousse reste progressive, parfois incomplète selon les situations.  

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