Comprendre et traiter la perte de cheveux à la ménopause

Mise à jour le , approuvé par nos experts médicaux DUCRAY.

Vous avez l’impression que vos cheveux ont changé depuis la ménopause ? Moins de volume, une raie plus visible, des cheveux plus fins… Ces changements sont fréquents à cette période de la vie même si leur intensité et leur évolution sont très variables d’une femme à l’autre.  

La ménopause correspond à l’arrêt définitif des règles, confirmé après 12 mois consécutifs sans menstruation et est précédée d’une phase de transition hormonale pouvant durer jusqu’à 10 ans(1). Or, le cycle du cheveu est particulièrement sensible à ces changements hormonaux. Quand certaines hormones diminuent, les cheveux peuvent alors devenir plus fins ou pousser plus lentement, avec des changements progressifs. 

Alors, en cas de chute de cheveux pendant la ménopause, que peut-on faire concrètement pour limiter la perte et préserver la densité capillaire ?  

Dans cet article, on vous aide à comprendre pourquoi les cheveux changent pendant cette période, comment reconnaître les signes et quelles solutions envisager. 

En résumé : 

  • À la ménopause, les cheveux peuvent changer : ils peuvent devenir plus fins, moins denses et pousser plus lentement. C’est lié aux changements hormonaux.  
  • Toutes les femmes ne sont pas concernées de la même façon. Le terrain (génétique, stress, alimentation…) joue beaucoup.  
  • Dans la majorité des cas, on observe soit une chute de cheveux diffuse qui peut s’améliorer (effluvium télogène chronique), soit un affinement progressif des cheveux avec le temps (alopécie androgénétique féminine).  
  • Le plus important, c’est d’identifier le type de chute de cheveux. Cela permet d’adapter la prise en charge, avec si besoin un traitement médical.  
  • Au quotidien, il est recommandé d’opter pour des soins capillaires anti-chute, des soins doux, une alimentation équilibrée et il faut éviter tout ce qui pourrait fragiliser les cheveux (sèche-cheveux, lisseur, coiffures tirées…). 

Comprendre la perte de cheveux liée à la ménopause 

Pourquoi perd-on ses cheveux à la ménopause ? La ménopause est une étape physiologique que toutes les femmes connaissent à un moment donné de leur vie. Pendant cette période, le corps s’adapte progressivement aux fluctuations hormonales, ce qui peut entraîner des changements physiques (1)

Certaines femmes présentent par exemple des bouffées de chaleur, des troubles du sommeil ou des variations de l’humeur. La chute de cheveux chez les femmes ménopausées fait aussi partie des changements pouvant être observés pendant cette période, avec une perte de densité ou des cheveux qui paraissent plus fins. 

Causes hormonales et génétiques 

La perte de cheveux pendant la ménopause correspond à une chute de cheveux d’origine hormonale.  

C’est en effet le résultat de changements hormonaux liés à une baisse de la production d'œstrogènes et de progestérone(2). Ces 2 hormones ont habituellement un effet positif sur la phase de croissance des cheveux (appelé phase anagène) : elles augmentent sa durée et stimulent la pousse des cheveux. Donc lorsque les niveaux d'œstrogènes et de progestérone diminuent au moment de la ménopause, les cheveux peuvent alors pousser plus lentement et devenir progressivement plus fins. 

En parallèle, cette diminution hormonale favorise aussi l’action des hormones androgènes au niveau du follicule pileux. Ceci peut entraîner une miniaturisation progressive des cheveux(2), avec une densité qui diminue peu à peu et un cuir chevelu parfois plus visible par transparence. Comme cette évolution est souvent progressive, il est facile d’adapter les soins et la prise en charge au fil du temps.  

Saviez-vous que les hormones androgènes ont par contre un effet inverse sur les poils et peuvent stimuler leur pousse ? Cela explique que certaines femmes ménopausées voient apparaître un duvet sur le visage et de petites pousses de poils sur le menton(3)

D’autres causes de la chute de cheveux comme le terrain génétique, le contexte individuel (santé, stress, alimentation…), influencent fortement l’intensité des symptômes. On estime que l’alopécie androgénétique féminine concerne jusqu’à 50 à 70 % des femmes après la ménopause(1).  

La plupart des pertes de cheveux liées à la ménopause ralentit avec le temps. Toutefois, il est possible qu’un changement de la qualité des cheveux perdure : des femmes constatent parfois que leurs cheveux continuent de s’affiner en vieillissant. 

Stress, fatigue et stress oxydatif : des facteurs aggravants 

D’autres facteurs peuvent s’ajouter et accentuer la chute de cheveux pendant la ménopause : le stress, la fatigue, certaines maladies, la prise de médicaments ou encore des carences nutritionnelles. D’où l’importance d’Identifier ces facteurs lors d’une consultation médicale, car certains peuvent être corrigés ou améliorés rapidement, avec une prise en charge adaptée.  

Différence entre chute réactionnelle, chronique et alopécie androgénétique 

La principale différence se voit surtout dans l’évolution et l’aspect des cheveux : dans les chutes réactionnelles ou chroniques (appelées effluvium), les cheveux tombent en plus grand nombre mais repoussent alors que dans l’alopécie androgénétique, ils repoussent de plus en plus fins avec une perte progressive de densité. 

D’un côté, l’effluvium télogène correspond à un déséquilibre du cycle du cheveu : un plus grand nombre de cheveux passe en phase de chute en même temps. Il peut être :   

  • aigu, avec une chute brutale apparaissant 2 à 3 mois après un événement déclenchant (stress, maladie, carence…) ; 
  • chronique lorsqu’il se prolonge au-delà de 6 mois.   

Quant à l’alopécie androgénétique féminine, elle entraîne une miniaturisation progressive des follicules sous l’effet des hormones.  

En pratique, ces 2 mécanismes peuvent s’associer à la ménopause. Pensez à consulter votre médecin pour avoir le bon diagnostic et les solutions adaptées à votre situation. 

Traitements médicaux et hormonaux pour la perte de cheveux à la ménopause

Solutions et traitements pour minimiser la chute de cheveux 

Pour minimiser la chute de cheveux à la ménopause, l’objectif est de :   

  • ralentir l’affinement progressif des cheveux en cas d’alopécie hormonale ; 
  • accompagner la repousse lorsqu’il s’agit d’une chute réactionnelle.  

La prise en charge repose souvent sur plusieurs leviers complémentaires : traitements médicaux, soins capillaires anti-chute, correction de certains facteurs aggravants et hygiène de vie. 

Traitements médicaux et hormonaux

L’étape indispensable pour savoir quel traitement sera adapté en cas de chute de cheveux à la ménopause, est d’aller consulter un professionnel de santé

Au niveau médical, le traitement médicamenteux est le minoxidil en application locale. C’est un médicament qui s’applique directement sur le cuir chevelu sous forme de lotion ou de mousse. Il agit en réactivant les follicules pileux encore actifs et en prolongeant la phase de croissance du cheveu. Concrètement, des études (4) menées chez des femmes ont montré que celles qui utilisent du minoxidil ont en moyenne plus de cheveux en phase de croissance que celles qui n’en utilisent pas. A noter que les résultats sont cependant progressifs et nécessitent une utilisation régulière sur plusieurs mois.  

Selon le profil et le type de chute de cheveux, des traitements médicamenteux anti-androgènes peuvent aussi être envisagés par le médecin, comme le finastéride(5). Le finastéride est un médicament qui agit en limitant la production des hormones androgènes qui fragilise les follicules. Chez la femme, son utilisation reste strictement encadrée par le médecin et réservée à certaines situations spécifiques. 

Le mot de l’expert

“Le plus important, c’est la régularité. Un soin capillaire anti-chute doit être utilisé sur la durée.”

Docteur Valérie MENGEAUD

Directrice médicale DUCRAY

Mésothérapie : intérêt et limites 

L’intérêt de la mésothérapie(6) est de pouvoir injecter de petites quantités d’actifs directement dans le cuir chevelu, à faible profondeur :  selon les protocoles utilisés, ces injections associent différentes substances (vitamines, minéraux, acides aminés…) dans l’objectif d’agir localement au niveau du follicule pileux.  

Concrètement, ces micro-injections permettent de maintenir plus longtemps les actifs dans la zone traitée. Ceci peut améliorer leur efficacité avec l’avantage d’utiliser des doses plus faibles et de pouvoir espacer les séances.  

Au niveau de l’efficacité, certaines études montrent une amélioration de la densité des cheveux même si la technique de mésothérapie a ses limites : les résultats restent variables selon les personnes et les techniques utilisées(6). La mésothérapie ne constitue donc pas aujourd’hui un traitement de référence faute de données suffisamment solides et homogènes. 

Avantages du traitement hormonal substitutif 

Le traitement hormonal substitutif (THS) consiste à apporter des hormones pour compenser la baisse liée à la ménopause. Cependant, les données actuelles montrent bien que le THS n’est pas un traitement spécifique de la chute de cheveux(3). Son effet sur les cheveux est donc variable d’une femme à l’autre.  

Stimuler la repousse des cheveux pendant la ménopause 

Pour stimuler la repousse des cheveux pendant la ménopause, des techniques peuvent être proposées en complément des traitements médicamenteux. Parmi elles, le PRP (plasma riche en plaquettes) est l’une des plus utilisées(7). Cela consiste à injecter une petite quantité de votre propre sang préparé pour concentrer des substances naturelles appelées facteurs de croissance, qui stimulent l’activité des follicules pileux.  

Solutions naturelles après 50 ans

Certaines solutions naturelles peuvent accompagner la chute de cheveux après 50 ans, notamment lorsque la fatigue, le stress ou des déséquilibres alimentaires participent à fragiliser les cheveux : “Avant de penser aux traitements médicamenteux, on vérifie notamment s’il existe une carence pour proposer une solution naturelle comme une cure de compléments alimentaires adaptés.” explique notre dermatologue expert.  

Le mot de l’expert

“Avant de penser aux traitements médicamenteux, on vérifie notamment s’il existe une carence pour proposer une solution naturelle comme une cure de compléments alimentaires adaptés.”

Docteur Valérie MENGEAUD

Directrice médicale DUCRAY

Conseils pour maintenir la santé des cheveux 

À la ménopause, les cheveux deviennent souvent plus fragiles, plus secs et moins faciles à coiffer. Avec quelques ajustements simples au quotidien, il est cependant possible de mieux préserver leur qualité, leur souplesse et leur volume. 

« À cette période de la ménopause, on peut facilement agir pour préserver le cheveu existant.”

précise notre dermatologue expert. Voici ses conseils :

Alimentation et compléments alimentaires

L’un des 1ers points à vérifier est l’apport en protéines. Le cheveu est constitué majoritairement de kératine, une protéine produite par l’organisme. Une alimentation insuffisamment riche en protéines peut ralentir la repousse et accentuer l’impression de cheveux fins ou moins denses.  

À cela s’ajoute la question des micronutriments comme le fer, le zinc, certaines vitamines du groupe B… Une carence alimentaire, même modérée, peut entretenir une chute ou limiter la qualité de la repousse des cheveux. Cela concerne particulièrement les femmes ayant des apports alimentaires déséquilibrés ou ayant suivi des régimes restrictifs.  

Demandez un bilan ciblé à votre médecin pour choisir les compléments alimentaires pour la chute de cheveux de façon adaptée.

Compléments alimentaires contre la chute de cheveux pendant la ménopause

Ingrédients naturels recommandés

Parmi les ingrédients naturels les plus étudiés(8), on peut citer :  

  • Le palmier nain (Serenoa repens), qui peut aider à limiter l’effet des hormones impliquées dans la chute de cheveux. 
  • L’huile de graines de courge qui pourrait agir sur l’équilibre hormonal. 
  • L’huile essentielle de romarin pour aider à stimuler la microcirculation.; 
  • Le zinc, le fer et certaines vitamines utiles surtout en cas de carence 
    alimentaire.  

Mais avant de choisir un complément alimentaire à base de phytothérapie ou de vitamines, discutez-en avec votre dermatologue car ces solutions ne remplacent pas un traitement médical, surtout lorsque la chute de cheveux est installée. 

Soins capillaires adaptés aux cheveux fragilisés 

“Le plus important, c’est la régularité. Un soin capillaire anti-chute doit être utilisé sur la durée.” explique le dermatologue.

À la ménopause, le cuir chevelu peut être plus sensible et la fibre capillaire plus fine. Adapter sa routine permet alors de mieux préserver le confort du cuir chevelu et la qualité des cheveux au quotidien :   

  • Les soins capillaires anti-chute appliqués directement sur le cuir chevelu, comme les lotions ou les sérums, sont particulièrement intéressants car ils agissent au plus près du follicule pileux.   
  • Le choix des textures est également important. Des produits trop riches ou trop occlusifs peuvent alourdir les racines et accentuer l’effet de cheveux plats, souvent décrit à la ménopause. Donc privilégiez des textures légères permettant de préserver le volume tout en respectant l’équilibre du cuir chevelu.  

« Il arrive que des patientes puissent fragiliser leurs cheveux sans s’en rendre compte avec certains gestes répétés du quotidien » ajoute le dermatologue expert. Pour limiter la casse et préserver la qualité des cheveux, pensez à :   

  • espacer les brushings et utiliser une chaleur modérée.
  • sécher les cheveux en douceur ou à l’air libre. 
  • masser le cuir chevelu quelques minutes pour stimuler la microcirculation.  

Et évitez autant que possible :   

  • les coiffures trop serrées (queues de cheval, chignons tirés).
  • les lissages répétés ou les sèche-cheveux avec des températures élevées.;  
  • l’accumulation de produits de soin au niveau des racines.  
     

Sources :  

(1) Gupta, A. K., Economopoulos, V., Mann, A., Wang, T., & Mirmirani, P. (2025). Menopause and hair loss in women: Exploring the hormonal transition. Maturitas, 198, 108378. https://doi.org/10.1016/j.maturitas.2025.108378

(2) Mirmirani P. (2013). Managing hair loss in midlife women. Maturitas, 74(2), 119–122. https://doi.org/10.1016/j.maturitas.2012.10.020  

(3) Zouboulis, C. C., Blume-Peytavi, U., Kosmadaki, M., Roó, E., Vexiau-Robert, D., Kerob, D., & Goldstein, S. R. (2022). Skin, hair and beyond: the impact of menopause. Climacteric : the journal of the International Menopause Society, 25(5), 434–442. https://doi.org/10.1080/13697137.2022.2050206   

(4) Abdi, P., Awad, C., Anthony, M. R., Farkouh, C., Kenny, B., Maibach, H. I., & Ogunyemi, B. (2023). Efficacy and safety of combinational therapy using topical minoxidil and microneedling for the treatment of androgenetic alopecia: a systematic review and meta-analysis. Archives of dermatological research, 315(10), 2775–2785. https://doi.org/10.1007/s00403-023-02688-1 

(5) Nobari, N. N., Roohaninasab, M., Sadeghzadeh-Bazargan, A., Goodarzi, A., Behrangi, E., Nikkhah, F., & Ghassemi, M. (2023). A systematic review of clinical trials using single or combination therapy of oral or topical finasteride for women in reproductive age and postmenopausal women with hormonal and nonhormonal androgenetic alopecia. Advances in clinical and experimental medicine : official organ Wroclaw Medical University, 32(7), 813–823. https://doi.org/10.17219/acem/157990  

(6) Gupta, A. K., Polla Ravi, S., Wang, T., Talukder, M., Starace, M., & Piraccini, B. M. (2023). Systematic review of mesotherapy: a novel avenue for the treatment of hair loss. The Journal of dermatological treatment, 34(1), 2245084. https://doi.org/10.1080/09546634.2023.2245084

(7) Yuan, J., He, Y., Wan, H., & Gao, Y. (2024). Effectiveness of platelet-rich plasma in treating female hair loss: A systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Skin research and technology : official journal of International Society for Bioengineering and the Skin (ISBS) [and] International Society for Digital Imaging of Skin (ISDIS) [and] International Society for Skin Imaging (ISSI), 30(8), e70004. https://doi.org/10.1111/srt.70004

(8) Gasmi, A., Mujawdiya, P. K., Beley, N., Shanaida, M., Lysiuk, R., Lenchyk, L., Noor, S., Muhammad, A., Strus, O., Piscopo, S., Komisarenko, A., Fedorovska, M., & Bjørklund, G. (2023). Natural Compounds Used for Treating Hair Loss. Current pharmaceutical design, 29(16), 1231–1244. https://doi.org/10.2174/1381612829666230505100147

 

Nos questions fréquentes

Oui. La ménopause peut révéler ou accentuer la manifestation d’une alopécie androgénétique. La baisse des œstrogènes et le déséquilibre du rapport œstrogènes/androgènes rendent les follicules plus sensibles aux hormones.  
 

La repousse des cheveux dépend surtout de l’état du follicule. Une prise en charge précoce avec des traitements ciblés, des soins capillaires anti-chute et la correction de certains facteurs aggravants (carences alimentaires, stress, fatigue…) peuvent vraiment aider à améliorer la qualité des cheveux. Parlez-en avec votre médecin ou un dermatologue.  
 

Chez certaines femmes, le traitement hormonal substitutif prescrit peut améliorer indirectement la qualité des cheveux. Consultez votre dermatologue et votre gynécologue pour avoir des retours d’expérience et un conseil personnalisé.    

Pour limiter la perte de cheveux après 50 ans, voici 3 conseils de base :  

  1. Massez délicatement le cuir chevelu, quelques minutes par jour, pour stimuler la microcirculation locale.  
  2. Utilisez des soins capillaires anti-chute pour respecter l’équilibre du cuir chevelu.  
  3. Veillez à une alimentation équilibrée avec un apport suffisant en protéines, fer, vitamines B, zinc, essentiels à la croissance du cheveu. 

Nos solutions ciblées pour la chute de cheveux chronique

Découvrez notre gamme complète

  • Sérum antichute et ancrage

    Anaphase Neoptide

    Sérum antichute et ancrage
    Freine la chute - relance la croissance - densifie la chevelure - apporte du volume - augmente l’ancrage des cheveux - augmente l’épaisseur du cheveu

  • Complément alimentaire

    Nouveau

    Anacaps Expert

    Complément alimentaire
    Aide à freiner la chute - augmente la micro-circulation - apporte force et résistance

  • Shampooing antichute et ancrage

    Best Seller

    Anaphase

    Shampooing antichute et ancrage
    Freine la chute - augmente l’ancrage des cheveux - apporte force et résistance

    À lire également

      Nos routines de soin

      Chute de cheveux