Perte de cheveux due au stress : comprendre et agir contre la chute réactionnelle

Mise à jour le , approuvé par nos experts médicaux DUCRAY.

Perdre ses cheveux après une période de stress, est-ce vraiment possible ou est-ce simplement une impression ?  

D’un point de vue physiologique, le stress correspond à une réaction de l’organisme face à une situation spécifique (physique ou émotionnelle) qui influence le fonctionnement de nombreux organes et tissus comme la peau ou le cuir chevelu. Après une période de stress, il est possible qu’on remarque davantage de cheveux sur la brosse, sous la douche ou sur l’oreiller. Cela peut être d’ailleurs impressionnant, mais dans de nombreux cas, cette chute est réactionnelle et temporaire (1)

Ceci étant dit, que se passe-t-il concrètement au niveau du follicule pileux ? Pourquoi les cheveux tombent-ils souvent plusieurs semaines après un épisode de stress ? Et que peut-on faire si cela arrive ?   

C’est ce que nous allons voir ensemble dans cet article.  

En résumé :  

  • Le stress peut déclencher une chute de cheveux réactionnelle temporaire, appelée effluvium télogène aigu, en perturbant le cycle de croissance. 
  • Une chute de cheveu est dite réactionnelle quand elle apparait plusieurs mois après un stress (fatigue, choc émotionnel, maladie…). Elle dure le plus souvent moins de 6 mois. 
  • Dans la majorité des cas, la repousse des cheveux est progressive car le follicule reste capable de produire un nouveau cheveu. Une amélioration est en général visible entre 6 à 12 mois. 
  • La prise en charge consiste avant tout à améliorer l’hygiène de vie globale (gestion du stress, soins capillaires adaptés, sommeil de qualité, alimentation équilibrée…). 
  • Il est conseillé de consulter un médecin si la chute de cheveux persiste au-delà de 6 mois et/ou s’accompagne d’autres symptômes. 

Stress et chute de cheveux : quels liens ?  

Le lien entre chute des cheveux et stress s’explique par des mécanismes biologiques impliquant les hormones du stress, le système nerveux et une inflammation locale au niveau du follicule pileux(2)

En situation de stress, l’organisme active l’axe du stress (qu’on appelle au niveau médical l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien) : cela crée une libération d’hormones (comme le cortisol) et des médiateurs nerveux (comme la substance P) au niveau du cuir chevelu(2)

Le follicule pileux fonctionne alors différemment de façon momentanée :  

  • la croissance du cheveu est perturbée.
  • il y a une inflammation locale.
  • le passage des cheveux vers la phase de chute est accéléré.  

Ce mécanisme explique pourquoi une chute de cheveux due au stress ou une chute de cheveux en période de fatigue survient avec un décalage dans le temps.  

“Le follicule pileux est particulièrement sensible aux variations hormonales et au stress. Une perturbation même temporaire peut suffire à modifier son cycle” précise notre dermatologue expert.  

Comment le stress affecte la santé capillaire et le cycle du cheveu ?

Le stress affecte la santé capillaire en perturbant le cycle de vie du cheveu.  

En effet, le cycle du cheveu repose sur 3 phases(1) :

  1. anagène (phase de croissance active). 
  2. catagène (phase de transition). 
  3. télogène (phase de repos suivie de la chute du cheveu).   

Qu’est-ce qu’il se passe alors au niveau du cycle du cheveu sous l’effet du stress(1) ?   

  1.  La phase anagène se raccourcit. 
  2. Davantage de follicules entrent de façon prématurée en phase catagène. 
  3. La proportion de cheveux en phase de chute augmente.  

D’un point de vue physiologique, plusieurs phénomènes se combinent :  

  • augmentation du cortisol (hormone du stress). 
  • libération de neuropeptides (comme la substance P).  
  • activation de cellules inflammatoires autour du follicule.
  • augmentation du stress oxydatif (excès de molécules qui « agressent » les cellules).

Le cuir chevelu se retrouve alors dans un contexte moins favorable à une croissance optimale du cheveu. 

Le mot de l’expert

“Le follicule pileux est particulièrement sensible aux variations hormonales et au stress. Une perturbation même temporaire peut suffire à modifier son cycle”

Docteur Valérie MENGEAUD

Directrice médicale DUCRAY

Cheveux qui tombent après un choc émotionnel

Effluvium télogène : pourquoi les cheveux tombent après un choc émotionnel ?

Les cheveux tombent après un choc émotionnel parce que le stress déclenche un passage prématuré d’un grand nombre de follicules en phase de chute (télogène) : c’est ce qu’on appelle une chute de cheveux réactionnelle, dont le terme médical est effluvium télogène aigu(1)

Normalement, seuls 10 à 15 % des cheveux sont en phase télogène(1). Lors d’un stress important, ce pourcentage augmente et de nombreux cheveux entrent en phase de repos en même temps. Le cheveu reste alors fixé au cuir chevelu pendant plusieurs semaines avant de tomber. C’est ce qui explique le décalage vécu par les personnes : 

  • la chute apparaît généralement 2, 3 voire 4 mois après le stress(1).
  • elle est diffuse et souvent impressionnante : les personnes ont la sensation de perdre leurs cheveux d’un coup.
  • elle reste transitoire dans la majorité des cas.

Des données cliniques montrent que ce type de chute de cheveux réactionnelle peut être déclenché par différents stress(1) comme :  

  • un choc émotionnel.
  • une maladie aiguë ou fièvre, une infection comme le Covid 10(3) .
  • une chirurgie.
  • une fatigue intense ou un amaigrissement rapide.

Comment distinguer une perte de cheveux due au stress des autres types d’alopécie ? 

Une chute de cheveux liée au stress se reconnaît par les symptômes suivants : 

  • une chute de cheveux plutôt homogène.
  • une chute de cheveux vécue comme importante et inquiétante.
  • un contexte de stress identifié quelques semaines ou mois auparavant.
  • une évolution limitée dans le temps (moins de 6 mois dans la majorité des cas). Si c’est plus de 6 mois, on parle alors d’effluvium télogène chronique.

Si la chute se prolonge au-delà de 6 mois, un professionnel de santé peut aider à rechercher d’éventuels facteurs associés, comme une carence en fer, un déséquilibre hormonal, une pathologie plus spécifique, etc.

Type d’alopécie 

Caractéristiques principales 

Effluvium télogène (stress)(1) 

Chute de cheveux vécue comme anormale en raison d’une perte plus importante et soudaine par rapport à d’habitude. 

Alopécie areata(4) 

Plaques bien délimitées, chute de cheveux liée à un mécanisme auto-immun (dysfonctionnement du système immunitaire). 

Alopécie androgénétique 

Perte progressive et localisée (cuir chevelu davantage visible). 


Retenez surtout que le stress peut parfois agir comme un facteur déclenchant ou aggravant sans être forcément l’unique cause de la chute de cheveux. Et dans la majorité des cas, il existe des explications et des solutions pour accompagner la repousse.

Chute de cheveux liée au stress : identifier les facteurs déclenchants

Une chute de cheveux due au stress peut être déclenchée par(1) :

  • Un stress psychologique : charge mentale, anxiété, pression professionnelle.
  • Un stress émotionnel : deuil, séparation, traumatisme…
  • Un stress physique : maladie, infection, chirurgie, fatigue intense, perte de poids, carences.

Stress quotidien, fatigue et charge mentale

Le stress chronique du quotidien peut entretenir une chute de cheveux en agissant de manière prolongée sur l’organisme. Il s’agit d’un stress fréquent qui peut être lié à une charge mentale, la pression professionnelle, une fatigue persistante, l’anxiété ou encore des troubles de l’humeur.

Ce type de stress active en continu les mécanismes de réponse au stress de l’organisme, avec une libération prolongée d’hormones comme le cortisol et de médiateurs nerveux. Ces substances entretiennent une inflammation autour du follicule pileux. Résultat du stress sur le cuir chevelu ? Cela perturbe progressivement la croissance du cheveu. Et en plus, la chute de cheveux peut elle-même devenir une source de stress supplémentaire.

Choc émotionnel et stress intense

Après un stress intense ou un choc émotionnel, il est fréquent que les cheveux tombent davantage des semaines plus tard. Même si la chute peut sembler brutale sur le moment, l’évolution est le plus souvent favorable avec le temps.

Ce type de stress correspond à des situations comme :

  • un deuil.
  • une séparation.
  • un événement traumatisant. 
  • l’annonce d’une maladie.

Impact du sommeil, du sport et de la relaxation sur la santé capillaire

Rien de mieux pour la gestion du stress et des cheveux que d’agir sur les habitudes du quotidien. Le sommeil(5), l’activité physique et les techniques de relaxation(1) sont des moyens très utiles pour influencer positivement la santé capillaire. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils peuvent aider à moduler les mécanismes du stress.

Par exemple :

  • Le sommeil de mauvaise qualité est associé à une augmentation du stress, de l’anxiété et de l’inflammation(5)
  • L’activité physique(6) contribue à réguler les hormones du stress et à améliorer l’équilibre neurobiologique.
  • La relaxation (qui peut démarrer tout simplement par des techniques de respiration) permet de réduire le stress perçu.

Perte de cheveux et stress : le traitement miracle existe-t-il ?

Non, il n’existe pas de traitement miracle pour stopper une chute de cheveux due au stress. Dans la majorité des cas, la chute de cheveux correspond à un effluvium télogène aigu, c’est-à-dire une chute réactionnelle liée à une perturbation temporaire du cycle du cheveu. La prise en charge vise donc avant tout à :

  • aider l’organisme à retrouver un équilibre avec un meilleur sommeil, une bonne gestion du stress, une alimentation équilibrée, des soins adaptés…qui sont autant de conditions favorables à la repousse(7).
  • Un traitement d’appoint cosmétique, tel que des compléments alimentaires cheveux à base de vitamines et minéraux, peut s’avérer utile pour stimuler la repousse après une chute de cheveux due au stress. L’action de compléments alimentaires cheveux peut être complétée par des modifications simples de la routine de soin, notamment en utilisant au quotidien un shampooing et un après-shampooing spécifiques antichute

Pourquoi la chute de cheveux réactionnelle est souvent temporaire ? 

La chute de cheveux réactionnelle liée au stress est temporaire car elle n’endommage pas durablement le follicule pileux : il reste intact et capable de produire un nouveau cheveu.

L’évolution d’une chute de cheveux réactionnelle suit généralement ces étapes :

  1. Apparition de la chute : 2 à 4 mois après le stress.
  2. Phase de chute : de quelques semaines à quelques mois.
  3. Début de la repousse : progressif.
  4. Retour à l’état initial : souvent entre 12 et 18 mois.

Ce délai peut varier selon l’intensité du stress, la présence d’autres facteurs (fatigue, carences, troubles hormonaux) et bien sûr l’état général de santé. Mais comprendre que la chute de cheveux est transitoire, cela permet déjà de limiter l’anxiété (et stopper aussi le cercle vicieux « stress –> chute de cheveux –> stress » qui entretient le phénomène).

Quand consulter un médecin ou un dermatologue ?

Une chute de cheveux liée au stress ne nécessite pas toujours une consultation mais un professionnel de santé peut aider à faire le point et vérifier s’il existe d’autres facteurs associés, notamment si : 

  • la chute dure plus de 6 mois (suspicion d’effluvium chronique).
  • des zones dégarnies apparaissent (sous forme de plaques ou zones localisées).
  • le cuir chevelu présente des rougeurs ou des squames.
  • des symptômes généraux sont associés (perte de poids, fatigue…). 

Dans ces situations, le médecin pourra rechercher d’autres causes possibles comme(1) :

  • Des carences alimentaires.
  • Des troubles hormonaux.
  • Des pathologies du cuir chevelu.
  • Des effets secondaires de certains médicaments.

Un suivi reste bien sûr indispensable si la chute de cheveux affecte trop le moral ou la confiance en soi.

Quand consulter un dermatologue perte de cheveux

Quand faut-il s’inquiéter d’une chute de cheveux liée au stress ? 

Une chute de cheveux due au stress ne doit pas inquiéter outre mesure. C’est une situation fréquente après une période de stress important ou de fatigue. Elle correspond le plus souvent à un effluvium télogène aigu, c’est-à-dire une chute réactionnelle liée à une perturbation temporaire du cycle du cheveu. C’est une des causes fréquente d’alopécie chez la femme(1).

En revanche, il est recommandé de consulter quand la chute de cheveu persiste ou que le stress associé à la situation est trop difficile à gérer. “J’avais l’impression de perdre mes cheveux presque par poignée et je ne savais pas si c’était normal, à cause du changement de saison, ou si je devais consulter. J’étais tellement stressée ” nous explique une patiente suivie en consultation dermatologique.

Durée normale de la chute et phases de repousse 

Une chute de cheveux liée au stress dure en général moins de 6 mois et la repousse est ensuite progressive :

  • l’amélioration peut mettre plusieurs mois à devenir visible (entre 6 à 12 mois) 
  • le retour à la chevelure normale peut prendre jusqu’à 12 à 18 mois.

Signes d’une chute chronique ou d’une autre pathologie capillaire

Lorsque la chute de cheveux s’installe dans le temps (> 6 mois), il est alors préférable de consulter un médecin pour rechercher la cause de la chute et du stress. Cela est d’autant plus important que le stress dit chronique peut avoir un effet négatif sur l’état de santé général de l’organisme et il ne faut pas le laisser s’installer.

Comment stopper la chute de cheveux liée au stress ?

On peut stopper une chute de cheveux due au stress et favoriser la repousse en agissant sur les causes du stress et en protégeant les cheveux fragilisés. 

Voici 3 conseils pour la prise en charge d’une chute de cheveux réactionnelle liée au stress (effluvium télogène aigu)(7)

  1. réduire le stress et améliorer la récupération (sommeil, activité physique, relaxation, alimentation et santé capillaire).
  2. protéger les cheveux fragilisés pour éviter d’aggraver la chute.
  3. soutenir la repousse des cheveux avec des soins adaptés et des compléments alimentaires cheveux si besoin.

Solutions pratiques et soins capillaires antichute

Les solutions pratiques sont celles qui permettent de ne pas ajouter de stress mécanique à une chute de cheveux. Autrement dit, on évite la casse des cheveux. Par exemple : 

  • privilégiez des shampooings doux, non agressifs.
  • espacez les traitements chimiques (colorations, défrisages).
  • limitez la chaleur excessive (sèche-cheveux, lisseurs).
  • démêlez les cheveux avec précaution.
  • certaines lotions ou soins topiques peuvent également être utilisés en complément pour aider à accompagner la phase de repousse des cheveux.
Les bienfaits des massages du cuir chevelu pour stimuler la repousse

Bienfaits des massages du cuir chevelu pour stimuler la repousse

Le massage du cuir chevelu peut soutenir la repousse des cheveux en améliorant la circulation sanguine au niveau des racines. Concrètement, il permet : 

  • d’augmenter l’apport en oxygène et en nutriments aux follicules.
  • de créer un environnement plus favorable à la croissance.
  • de favoriser la détente, ce qui peut aussi aider à mieux gérer le stress.

Retenez surtout que le massage du cuir chevelu est un geste doux, sans risque, qui peut être intégré facilement dans une routine capillaire antichute, par exemple au moment de l’application du shampooing antichute.

Accessoires et gestes pour protéger les cheveux fragilisés

Pendant une phase de chute, les cheveux sont plus fragiles. Certains gestes peuvent donc aggraver la situation. Il faut notamment éviter :

  • les coiffures serrées.
  • des frottements répétés et/ou agressifs au niveau du cuir chevelu.;
  • les appareils chauffants utilisés de façon intensive.

Et pour éviter de casser davantage les cheveux et bien accompagner la repousse des cheveux, privilégiez :

  • des accessoires souples (élastiques sans métal, pinces larges, brosse à cheveux avec des poils très doux..).
  • des coiffures lâches.
  • et bien sûr, une manipulation douce des cheveux.

Routine capillaire et hygiène de vie pour favoriser la repousse

Après une chute de cheveux liée au stress, la question revient souvent : comment favoriser la repousse des cheveux ?

Certaines habitudes permettent de créer des conditions favorables à une repousse de qualité. Il y a 3 objectifs principaux à se fixer :

  1. avoir un cuir chevelu équilibré.
  2. avoir une routine capillaire antichute adaptée.
  3. avoir un organisme bien nourri et suffisamment reposé.

Conseils pour maintenir un cuir chevelu sain et équilibré

Un cuir chevelu sain est la base d’une bonne repousse des cheveux(8). Lorsqu’il est déséquilibré (excès de sébum, pellicules, irritation), le follicule pileux fonctionne moins bien ce qui peut fragiliser l’ancrage du cheveu et altérer sa qualité.

Plusieurs éléments sont impliqués dans cet équilibre :

  • le pH cutané.
  • l’hydratation.
  • la barrière cutanée.
  • le microbiome (ensemble des micro-organismes présents à la surface de la peau). Lorsqu’il est équilibré, il participe à la protection du cuir chevelu.

Concrètement, en parallèle d’une hygiène de vie saine et d’une alimentation santé capillaire équilibrée :

  1. nettoyez régulièrement vos cheveux avec un shampooing doux.
  2. évitez les produits trop décapants ou irritants.
  3. respectez l’équilibre naturel du cuir chevelu (pH, hydratation, microbiome).

Importance d’une routine capillaire antichute adaptée

Une routine capillaire antichute est vraiment importante car elle permet de protéger les cheveux fragilisés et d’accompagner la repousse.

Concrètement, voici 3 gestes utiles pour une routine capillaire antichute efficace :

  1. un lavage régulier avec un shampooing adapté.
  2. un massage du cuir chevelu.
  3. l’application de soins ciblés.

Sans oublier bien sûr de suivre cette routine au quotidien.

Rôle de l’alimentation et des compléments alimentaires

L’alimentation et la santé capillaire sont intimement liées car le follicule pileux est une structure très active qui a besoin d’un apport constant en nutriments pour produire un cheveu.

En cas de chute de cheveux, il est donc important de vérifier que les apports sont suffisants, notamment en fer, en protéines ou en vitamines car certaines carences alimentaires peuvent favoriser la chute de cheveux. L’idéal est de s’assurer que les besoins sont couverts par l’alimentation, puis, si nécessaire, d’envisager des compléments alimentaires cheveux avec un professionnel de santé.

Nutriments essentiels pour la santé des cheveux

Certains nutriments sont indispensables au bon fonctionnement du follicule pileux et à la formation de la kératine, la protéine principale du cheveu(9). Parmi les nutriments les plus importants, on peut citer(1) :

  • Les protéines qui constituent la base du cheveu. Certains acides aminés, comme la cystéine ou la méthionine, sont nécessaires à la synthèse de la kératine. Un apport insuffisant peut entraîner une chute diffuse et des cheveux plus fragiles(1) .
  • Les acides gras essentiels qui participent à l’équilibre du cuir chevelu et au bon fonctionnement du follicule pileux, en contribuant notamment à la qualité du film hydrolipidique.

Sachez qu’une alimentation trop restrictive ou une perte de poids rapide peut aussi perturber le cycle du cheveu et déclencher une chute de cheveux.

Vitamines et minéraux utiles pour la repousse

Certaines vitamines et minéraux sont essentiels à la croissance des cheveux, en particulier lorsqu’il existe une carence(9). On peut citer notamment :

  • Le fer : une carence en fer est fréquemment associée à une chute de cheveux, notamment chez la femme.
  • La vitamine D.
  • Le zinc et le sélénium qui participent à la protection du follicule contre le stress oxydatif et au bon fonctionnement du cuir chevelu.
  • Les vitamines du groupe B (dont la biotine) qui sont impliquées dans le métabolisme cellulaire et la croissance du cheveu.

Attention, un excès de certains nutriments (vitamines A, E, sélénium..) peut au contraire favoriser la chute de cheveux(7,9). Un complément alimentaire cheveux, prolongé sans avis, n’est pas recommandé. Le mieux est de(9) :

  • Privilégier avant tout une alimentation variée et équilibrée.
  • Rechercher une carence si la chute persiste et envisager le complément alimentaire cheveux si nécessaire, dans le cadre d’un suivi médical.

Le plus important est surtout d’aider l’organisme à récupérer progressivement.

Sources :  

(1) Asghar, F., Shamim, N., Farooque, U., Sheikh, H., & Aqeel, R. (2020). Telogen Effluvium: A Review of the Literature. Cureus, 12(5), e8320. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7320655/

(2) Owecka, B., Tomaszewska, A., Dobrzeniecki, K., & Owecki, M. (2024). The Hormonal Background of Hair Loss in Non-Scarring Alopecias. Biomedicines, 12(3), 513. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38540126/

(3) Iancu, G. M., Molnar, E., Ungureanu, L., Șenilă, S. C., Hașegan, A., & Rotaru, M. (2023). SARS-CoV-2 Infection-A Trigger Factor for Telogen Effluvium: Review of the Literature with a Case-Based Guidance for Clinical Evaluation. Life (Basel, Switzerland), 13(7), 1576. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37511952/

(4) Ahn, D., Kim, H., Lee, B., & Hahm, D. H. (2023). Psychological Stress-Induced Pathogenesis of Alopecia Areata: Autoimmune and Apoptotic Pathways. International journal of molecular sciences, 24(14), 11711. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37511468/

(5) Nollet, M., Wisden, W., & Franks, N. P. (2020). Sleep deprivation and stress: a reciprocal relationship. Interface focus, 10(3), 20190092. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32382403/

(6) Zhao, Y., Huang, B., Yu, Y., Luan, J., Huang, S., Liu, Y., Yang, H., Chen, Y., Yang, R., Dong, J., & Shi, H. (2023). Exercise to prevent the negative effects of sleep deprivation: A systematic review and meta-analysis. Neuroscience and biobehavioral reviews, 155, 105433. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/37898446/

(7) Du, F., Li, J., Zhang, S., Zeng, X., Nie, J., & Li, Z. (2024). Oxidative stress in hair follicle development and hair growth: Signalling pathways, intervening mechanisms and potential of natural antioxidants. Journal of cellular and molecular medicine, 28(12), e18486. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/38923380/

(8) Tosti, A., & Schwartz, J. R. (2021). Role of scalp health in achieving optimal hair growth and retention. International journal of cosmetic science, 43 Suppl 1, S1–S8. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33932025/

(9) Rajput R. J. (2022). Influence of Nutrition, Food Supplements and Lifestyle in Hair Disorders. Indian dermatology online journal, 13(6), 721–724. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36386748/ 

Nos questions fréquentes

Dans la plupart des cas, une chute de cheveux liée au stress dure plusieurs mois. Elle commence généralement 2 à 4 mois après l’événement déclencheur du stress, puis elle s’arrête le plus souvent avant 6 mois(1). Le cycle du cheveu fonctionne lentement, ce qui explique pourquoi l’amélioration peut mettre plusieurs mois à devenir visible.

En réalité, le stress peut ralentir temporairement la repousse des cheveux. Tant que le stress est présent, le cycle du cheveu peut rester perturbé. Une fois l’équilibre retrouvé, les cheveux recommencent à pousser normalement.  

Oui, le stress peut provoquer une chute de cheveux chez les hommes comme chez les femmes. Mais elle est plus souvent visible et rapportée chez la femme(1)

Difficile de prévenir à coup sûr la chute de cheveux liée au stress mais on peut au moins tenter d’en limiter l’impact ! Les leviers principaux sont une bonne gestion du stress pour les cheveux, un sommeil suffisant, une alimentation équilibrée(9) et une routine capillaire antichute adaptée.

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